La borne de gonflage fait partie du décor d'une station-service au même titre que l'aspirateur ou le lave-glace. Elle occupe de la place, coûte en maintenance, et ne génère aucune recette directe. Jusqu’au 23 septembre 2026, la fiche CEE TRA-SE-104 finançait tout ou partie de son contrat d'entretien, à condition que le gonflage reste gratuit pour l'automobiliste. La fiche est supprimée depuis le 24 septembre 2026 : cette page décrit ce qu’elle prévoyait et ce qui reste possible pour un contrat signé avant cette date.
Pourquoi une borne de gonflage coûte-t-elle sans rapporter ?
Une borne de gonflage bien tenue suppose un contrôle régulier, un manomètre étalonné et le remplacement rapide des composants défectueux. Ces obligations se traduisent le plus souvent par un contrat d'entretien annuel.
En face, la recette est nulle dès lors que le gonflage est offert. Même monnayée, une borne génère des sommes sans commune mesure avec le trafic carburant d'une station.
À cela s'ajoute une contrainte moins visible : la borne doit rester en état de marche en permanence. Un compresseur hors service pendant plusieurs semaines dégrade l'image du site et, s'il s'agit d'une station sous enseigne, expose l'exploitant aux remarques de son réseau.
C'est cette asymétrie que corrigeait la fiche TRA-SE-104 : elle valorisait en certificats la mise en place ou le maintien d'un contrat d'entretien sur une station de gonflage conforme au référentiel professionnel. Depuis sa suppression, le 24 septembre 2026, le coût de la borne redevient entièrement à la charge de l'exploitant.
Quelle typologie s'appliquait à une station-service ?
Trois typologies existaient et le forfait en dépendait entièrement. Une station située sur autoroute ou voie de type autoroutier, avec aire de stationnement ou de repos, relevait du type A : 534 200 kWh cumac.
Une station implantée en zone urbaine, en agglomération, en zone d'activité ou en périphérie relevait du type B : 148 400 kWh cumac. C'était le cas le plus fréquent pour les stations de réseau et les indépendants.
Le type C, à 39 600 kWh cumac, visait les parkings privés d'entreprise ou de collectivité. Il ne concernait pas une station ouverte au public.
Une station de bord de route nationale, hors agglomération mais sans caractère autoroutier, restait en type B. La distinction avec le type A tenait au statut de la voie et à la présence d'une aire de stationnement ou de repos, pas à la vitesse autorisée.
Ces forfaits sont ceux de la version A14, applicables jusqu’au 23 septembre 2026. Ils ne servent plus qu’au calcul des contrats signés avant cette date ; la grille complète figure sur la page prix et aides.
Faut-il encore retirer le monnayeur de la borne ?
Le référentiel technique imposait la gratuité du gonflage pour l'usager : une borne équipée d'un monnayeur actif sortait du périmètre de la fiche.
Cette contrainte n'a plus d'objet pour un nouveau contrat : la fiche étant supprimée, passer une borne en gratuité n'ouvre plus aucun droit à prime.
Un arbitrage redevenu purement commercial
Le choix entre borne gratuite et borne monnayée ne dépend plus des CEE. Il se tranche désormais sur le seul intérêt commercial du service offert au client. Pour un contrat signé avant le 24 septembre 2026, en revanche, la gratuité reste une condition du dossier.
Les stations indépendantes étaient-elles concernées ?
Rien dans la fiche ne réservait le dispositif aux réseaux. Un exploitant unique, propriétaire ou locataire-gérant, relevait des mêmes règles qu'une enseigne nationale.
La durée de vie conventionnelle d'un an rendait l'opération répétable à chaque renouvellement exprès du contrat. Ce n’est plus le cas : un renouvellement signé à compter du 24 septembre 2026 ne produit plus de certificats.
Le montage passait le plus souvent par le prestataire d'entretien lui-même, qui valorisait les certificats et répercutait le gain sur le prix du contrat. Un indépendant dont la facture d’entretien était allégée par ce biais doit s’attendre à retrouver un prix plein au prochain renouvellement.
Un contrat signé avant le 24 septembre 2026 est-il encore valorisable ?
Oui, sous condition. La date d'engagement retenue par la fiche était celle de la signature du contrat d'entretien : un contrat signé au plus tard le 23 septembre 2026 relève encore de TRA-SE-104.
L’arrêté impose une formalité : le demandeur de certificats doit déclarer ces opérations au ministère, dans le tableau de recensement prévu, au plus tard le 2 octobre 2026. Un contrat signé mais absent de ce recensement n’est pas protégé.
Les règles de preuve de la fiche continuent de s’appliquer : la démarche CEE devait précéder la signature, et la reconduction tacite n'est pas une preuve recevable. Les conditions complètes sont détaillées sur la page éligibilité.
Que doit faire un exploitant de plusieurs stations ?
Sur un réseau, le forfait unitaire se multipliait par le nombre de sites équipés d'une borne conforme. L’enjeu immédiat est désormais de recenser, site par site, les contrats signés avant le 24 septembre 2026 et de vérifier qu’ils sont déclarés avant le 2 octobre 2026.
La pièce qui prend le plus de temps reste l'état récapitulatif signé, qui identifie chaque station par sa localisation.
Un point de vigilance revient sur presque tous les parcs : les sites exploités en location-gérance. Le contrat d'entretien peut y avoir été signé par le gérant ou par la société propriétaire, et c'est le signataire qui porte le dossier.
Le classement se faisait site par site : une station autoroutière et une station de centre-ville d'un même réseau ne relevaient pas du même forfait. Des exemples chiffrés, conservés à titre historique, figurent sur la page cas pratiques.
Où vérifier les règles applicables ?
La fiche est supprimée par l’arrêté du 18 septembre 2026 (NOR ECOR2624709A), publié au Journal officiel du 23 septembre 2026. Le texte historique est la fiche d'opération standardisée publiée par le ministère de la Transition écologique : TRA-SE-104 version A14, qui fixait les trois forfaits et les conditions de preuve.
Les exigences techniques applicables à l'installation relevaient du cahier des charges TNPF : pression délivrée, manomètre, affichage, accessibilité, sécurité.
Sur le poste pneumatique, les fiches encore ouvertes visent les flottes de véhicules : gestion externalisée ou optimisée du poste pneumatique (TRA-SE-108 à TRA-SE-111), recreusage (TRA-SE-105) et pneus de véhicules légers à basse résistance au roulement (TRA-EQ-106). Les autres opérations du secteur sont sur le hub fiches CEE transport, et les équipements propres à une station sur la page équipements CEE pour stations-service.
Questions fréquentes
Une station-service peut-elle encore toucher la prime CEE pour sa borne de gonflage ?
Non pour un nouveau contrat. La fiche TRA-SE-104 est supprimée par l'arrêté du 18 septembre 2026, à compter du 24 septembre 2026. Seul un contrat d'entretien signé avant cette date reste valorisable, à condition d'être déclaré par le demandeur de certificats au plus tard le 2 octobre 2026.
Faut-il encore retirer le monnayeur de la borne ?
Plus pour des raisons CEE. La gratuité n'était exigée que pour relever de la fiche TRA-SE-104, supprimée depuis le 24 septembre 2026. Le choix entre borne gratuite et borne monnayée redevient une décision purement commerciale.
Mon fournisseur de carburant peut-il gérer le dossier d'un contrat signé avant le 24 septembre 2026 ?
C'est possible s'il est le signataire du contrat d'entretien. Le dossier suit le signataire du contrat, pas l'enseigne apposée sur la station, et doit être déclaré par le demandeur de certificats au plus tard le 2 octobre 2026.
Un contrat d’entretien signé avant le 24 septembre 2026 ?
Si le contrat d’entretien de votre borne a été signé au plus tard le 23 septembre 2026, il peut encore être valorisé, à condition d’être déclaré avant le 2 octobre 2026 : nous vérifions la date de signature et les pièces. Pour une station sans contrat antérieur, nous examinons les autres opérations mobilisables sur votre site.
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