Périmètre modifié

Fiche RES-EC-104 : éligibilité restreinte depuis le 26 novembre 2025

Depuis l'arrêté du 24 novembre 2025, la fiche CEE RES-EC-104 « Rénovation d'éclairage extérieur » est réservée aux opérations réalisées par l'État, les collectivités territoriales et leurs établissements publics. Les opérations du secteur privé ne sont plus éligibles à cette fiche. Contactez-nous pour identifier les dispositifs de financement adaptés à votre situation.

FAQ : Éclairage Public & Extérieur

Réponses d'experts aux questions techniques, réglementaires et financières sur la rénovation de l'éclairage public et extérieur en LED.

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La rénovation de l'éclairage public est un sujet complexe qui mêle enjeux techniques (photométrie, durabilité), réglementaires (nuisances lumineuses, sécurité) et financiers (CEE, Fonds Vert, ROI). Cette FAQ a été conçue pour répondre aux interrogations précises des maires, directeurs techniques, syndics et gestionnaires de patrimoine.

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Financement & Aides (CEE, Fonds Vert)

Les aides CEE sont-elles cumulables avec le Fonds Vert ?

Oui, absolument. C'est même le montage financier recommandé pour maximiser la prise en charge des travaux.

  • Les CEE (Certificats d'économies d'énergie) sont une aide privée versée par les obligés (fournisseurs d'énergie). Elle est calculée en fonction des économies réalisées (kWh cumac) via la fiche RES-EC-104.
  • Le Fonds Vert est une subvention publique de l'État destinée à accélérer la transition écologique des territoires. L'axe "Rénovation des parcs de luminaires d'éclairage public" est spécifiquement dédié à ce sujet.

En cumulant ces deux dispositifs, ainsi que potentiellement la DSIL (Dotation de Soutien à l'Investissement Local) ou la DETR (Dotation d'Équipement des Territoires Ruraux), certaines communes parviennent à financer jusqu'à 80 % à 90 % de leur projet de rénovation. Attention toutefois à respecter les règles d'écrêtement des aides publiques (le reste à charge pour la collectivité ne peut généralement pas être nul).

Peut-on obtenir des CEE si on ne change que l'ampoule (rétrofit) ?

C'est une question délicate. La fiche CEE RES-EC-104 exige le remplacement du luminaire complet (tête de mât + source lumineuse + appareillage). Le simple remplacement de la lampe à décharge (SHP, IM) par une lampe LED (rétrofit) dans un luminaire existant n'est généralement pas éligible à cette fiche standardisée, car les performances photométriques et thermiques ne sont pas garanties par le fabricant du luminaire d'origine.

De plus, conserver une vieille vasque jaunie ou un réflecteur oxydé réduit considérablement l'efficacité du passage au LED. Pour bénéficier des CEE et garantir la pérennité de l'installation (et les garanties constructeurs), il est impératif de remplacer le luminaire en tête de mât. Le mât lui-même (le poteau) peut être conservé s'il est en bon état structurel.

Qui touche la prime CEE : la commune ou l'installateur ?

Le bénéficiaire légal des CEE est le maître d'ouvrage qui finance les travaux, c'est-à-dire la commune ou l'EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunale) compétent.

Cependant, deux modes de fonctionnement existent :

  1. Prime directe : La commune fait les travaux et monte le dossier CEE (ou se fait accompagner par un expert CEE comme ECO Performance Solutions). Elle reçoit la prime en euros sur son compte à la fin des travaux.
  2. Déduction sur facture : L'installateur ou le délégataire propose de déduire le montant de la prime directement du devis. La commune ne paie que le reste à charge. C'est plus simple pour la trésorerie, mais il faut vérifier que le montant déduit correspond bien à la valeur réelle du marché des CEE.

Technique & Performance LED

Quelle température de couleur choisir (3000K, 4000K, 2700K) ?

Le choix de la température de couleur (exprimée en Kelvin) est crucial pour le confort visuel et la biodiversité.

  • 4000K (Blanc neutre) : Offre une très bonne efficacité lumineuse et un rendu des couleurs fidèle. Souvent utilisé sur les grands axes routiers ou les zones industrielles pour la sécurité. Cependant, sa composante bleue est plus élevée, ce qui est néfaste pour la faune nocturne et le cycle circadien humain.
  • 3000K (Blanc chaud) : Le standard actuel pour les zones résidentielles et les centres-villes. Bon compromis entre efficacité et confort.
  • 2700K, 2400K ou 2200K (Blanc très chaud / Ambré) : Fortement recommandé, voire imposé par l'arrêté du 27 décembre 2018 dans certaines zones protégées (parcs naturels, réserves de ciel étoilé). Cette lumière ambrée perturbe beaucoup moins les insectes et les chauves-souris, et crée une ambiance chaleureuse dans les villages.

Notre conseil : Privilégiez le 3000K ou moins (2700K) pour les zones habitées et les espaces verts.

Qu'est-ce que l'ULR (ou ULOR) et pourquoi doit-il être inférieur à 1 % ?

L'ULR (Upward Light Ratio) ou ULOR (Upward Light Output Ratio) désigne la proportion de lumière émise par le luminaire au-dessus de l'horizon.

Si un luminaire a un ULOR de 10 %, cela signifie que 10 % de la lumière qu'il produit part directement vers le ciel. C'est une perte d'énergie pure et la cause principale du halo lumineux qui masque les étoiles.

L'arrêté du 27 décembre 2018 impose un ULR inférieur à 1 % pour la quasi-totalité des installations d'éclairage extérieur. Les luminaires LED modernes, grâce à leurs optiques plates et dirigées, atteignent facilement 0 % (aucun flux vers le ciel), ce qui est également une condition pour l'éligibilité aux CEE (RES-EC-104).

Quelle est la durée de vie réelle d'un luminaire LED ?

Contrairement aux lampes à décharge qui claquent soudainement, les LED perdent progressivement de leur intensité. La durée de vie est souvent exprimée par la norme L80B10.

Par exemple, une durée de vie L80B10 de 100 000 heures signifie qu'au bout de 100 000 heures de fonctionnement (soit environ 25 ans à raison de 4000h/an) :

  • Au moins 90 % des luminaires (B10) auront encore un flux lumineux supérieur à 80 % de leur flux initial (L80).

En pratique, un luminaire LED de qualité professionnelle installé aujourd'hui peut fonctionner sans intervention majeure pendant 20 à 25 ans, contre 3 à 4 ans pour une lampe sodium haute pression qu'il faut relamper régulièrement.

Réglementation & Obligations

L'extinction nocturne est-elle obligatoire ?

L'extinction nocturne (couper l'éclairage au cœur de la nuit, par exemple de 23h à 5h) n'est pas une obligation nationale générale pour la voirie publique, mais elle est fortement encouragée pour des raisons économiques et écologiques.

Cependant, l'arrêté du 27 décembre 2018 impose des plages d'extinction pour certains types d'éclairage :

  • Mise en valeur du patrimoine : Extinction au plus tard à 1h du matin.
  • Parcs et jardins clos : Extinction au plus tard 1h après la fermeture.
  • Bureaux et commerces (vitrines) : Extinction au plus tard à 1h du matin ou 1h après la fin de l'activité.

Pour l'éclairage public de voirie, c'est le maire qui décide via son pouvoir de police. De plus en plus de communes optent pour l'extinction ou, mieux, pour la gradation (abaissement de puissance) qui maintient une veille sécuritaire tout en réduisant la consommation de 50 à 70 %.

Qu'est-ce que la gradation autonome ?

La gradation autonome est une fonctionnalité intégrée au driver (alimentation) du luminaire LED. Elle permet de programmer une courbe d'abaissement de puissance sans avoir besoin de câblage supplémentaire ou de système de télégestion complexe.

Exemple de scénario classique :

  • Allumage au coucher du soleil : 100 % de puissance.
  • À 22h00 : Passage à 70 %.
  • À minuit : Passage à 30 % (cœur de nuit).
  • À 05h00 : Remontée à 100 % jusqu'à l'extinction.

Ce système est très économique à l'achat et permet de générer des économies d'énergie supplémentaires significatives sans plonger la ville dans le noir complet.

Cas Particuliers

L'éclairage des terrains de sport est-il éligible ?

Oui, l'éclairage des équipements sportifs extérieurs (stades de foot, rugby, courts de tennis, pistes d'athlétisme) est éligible aux CEE via la fiche RES-EC-104.

Les enjeux sont ici spécifiques : il faut atteindre des niveaux d'éclairement élevés (ex. : 150 lux pour l'entraînement, 500 lux pour la compétition) avec une très bonne uniformité, tout en évitant l'éblouissement des joueurs. Le passage au LED permet souvent de diviser la puissance installée par 2 ou 3 par rapport aux projecteurs halogénures métalliques, avec un allumage instantané (plus besoin d'attendre 15 minutes que ça chauffe !).

Quid de l'éclairage privé (parkings d'entreprises, copropriétés) ?

Pour l'éclairage extérieur privé (parkings de supermarchés, voies de circulation internes d'usines, éclairage de résidences privées), la fiche CEE à utiliser est la BAT-EQ-127 (pour le tertiaire) ou l'équivalent industriel IND-BA-116.

Les critères techniques sont similaires (efficacité > 110 lm/W, ULR < 1 %, durée de vie L80B10 > 50 000h), mais le calcul du montant de la prime diffère légèrement. Dans tous les cas, le potentiel d'économie est énorme, surtout pour les parkings éclairés toute la nuit pour des raisons de sécurité.

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Que vous soyez une petite commune rurale ou une grande agglomération, ECO Performance Solutions vous accompagne de l'audit initial jusqu'au versement de la prime CEE.

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